Elif Şafak

De femmes auteures de la Turquie

Elif Şafak

Elif Bilgin (Şafak) est née le 25 octobre 1971 à Strasbourg, en France. Son père est l’universitaire Nuri Bilgin, sa mère la diplomate Şafak Atayman. Son nom de plume Şafak est donné en fait le prénom de sa mère. Dans les éditions de ses livres en langues étrangères elle utilise le nom Shafak. Son père et sa mère ont divorcé après sa naissance. Elif Şafak a été élevée par sa mère.

Ecole primaire à Ankara, collège à Madrid où sa mère est en poste, lycée à Ankara (diplômée du lycée d’Atatürk en 1989). Licence de relations internationales à l’Université du Moyen Orient d’Ankara (ODTÜ – 1994) Son mémoire de maitrise soutenu dans la même université dans le département d’Etudes féminines « L’univers en mouvement et l’approche féminine dans le pensée behtachi et mevlevi. » a obtenu le prix de l’Association des Sciences Sociales. Elle est titulaire d’un doctorat d’un doctorat du département de Sciences Politiques de ODTÜ « Prototypes de femmes de la modernisation turque et les limites de tolérance de la marginalité ».

Sa première œuvre est un recueil de nouvelles « Kem Gözlere Anadolu » publié en 1994 par les éditions Evrensel.

Son premier roman Pinhan paru en 1997 est l’histoire d’un derviche en quête de son moi, qui quitte son tehke pour aller à İstanbul. Ce roman a obtenu en 1998 Le Grand Prix Mevlana attribué par la fondation Kombassan.

Installée à İstanbul après son doctorat, Elif Şafak publie son deuxième roman « Şehrin Aynaları » en 1999. Elle enseigne à l’Université Bilgi sus les thèmes de « La Turquie et Les Identités Culturelles » et « La Femme et La Littérature ».

Son troisième roman « Mahrem » qui parait en 2000 la fait connaitre du grand public. Elle précise que le concept de « Mahrem » recouvre ce qui à notre sens ne doit pas être vu, doit rester caché et analyse comment le fait de voir, d’être vu et dans le sens le plus abstrait comment l’œil fouille et désintègre l’intimité de la personne. « Mahrem » a obtenu le prix de l’Association des écrivains de la Turquie.

En 2002 elle fait paraître « Bit Palas ». Les concepts de réalité, de fiction y sont remis en question d’une façon post-moderne. Les habitants d’un immeuble prennent la parole à tour de rôle et parlent de leur vie.

En 2004 parait « Araf », Elif Şafak se penche sur les problèmes d’appartenance, d’identité par le biais de l’histoire de trois jeunes, Turc, Marocain et Espagnol venus étudier aux Etats-Unis. Ecrit directement en anglais, ce qui lui a été reproché, « Araf » a été traduit en turc par Aslı Biçen. Mais se défend-elle c’est en anglais que le roman a pris forme dans son esprit et ses rêves. Lauréate d’une bourse attribuée aux femmes écrivains Elif Şafak se rend aux Etats-Unis et y donne des cours dans diverses universités sur des sujets tels que les femmes écrivains du Moyen Orient, les identités sexuelles, la littérature et l’exil, la mémoire et la politique, la sexualité dans le monde musulman. En 2005, elle publie « Med-Cezir » qui réunit ses écrits sur la femme, l’identité, la division culturelle, la langue, la littérature, parus dans des journaux et des livres.

En 2006 parait « Baba ve Piç » son deuxième roman écrit directement en anglais. Elle y traite de la sexualité, de la diaspora, de la tradition, du folklore, de l’inceste à partir du passé commun à deux familles, l’une turque et l’autre arménienne, vu par les femmes de ces familles. Un procès sera intenté à ce roman traitant des relations entre les Turcs et les Arméniens pour avoir « humilié la turquitude » mais il n’aura pas de suite par manque de preuves.

En 2007, Elif Şafak publie « Siyah Süt » un roman autobiographique où elle évoque sa dépression post-natale après la naissance de son premier enfant. En 2008 elle fait partie du jury du festival international de cinéma d’İstanbul.

Et en 2009 ce sera « Aşk », son troisième roman écrit en anglais, où elle « dévoile son penchent vers le mysticisme ». Ce roman, traduit en turc par Kadir Yiğit Us parle de Mevlana, de Şems-i Tebrizi et du sens que ces deux grands mystiques prennent dans la vie de personnages contemporains occidentaux, en Europe, en Amérique. Ce livre sera le roman de la littérature turque le plus vendu dans le temps le plus court et obtiendra en France le prix ALEF- Mention Spéciale Littérature Etrangère.

En 2010, elle publie « Firarperest » son deuxième livre d’essais réunissant comme Med-Cezir certains de ses articles parus dans des journaux et des revues et illustré par le célèbre illustrateur M. K. Perker.

En 2011, dans son dernier roman « İskender » elle reprend ses thèmes de prédilection, l’appartenance, l’exil, l’identité, le mysticisme tels que les voit son héros İskender, un Kurde-Turc exilé à Londres. Ecrit en anglais ce roman traduit en turc par Omca Korugan. La photo de couverture représentant Elif Şafak en homme a été critiquée. Le roman a aussi été accusé d’être un plagiat de « White Teeth », le livre bien des fois récompensées de Zadie Smith. Zadie Smith cependant, mise en courant par Hanif Kureishi des allégations de plagiat les a démenties et a déclaré par des lettres à l’auteur et à son agent littéraire les trouver ridicules.

Elif Şafak écrit actuellement pour le site internet du Guardian et dans diverses publications comme par exemple le journal Haber-Türk.

Ses articles de 2012 parus dans Haber-Türk, illustrés à nouveau par M. K. Perker ont paru sous le titre de « Şemspare ».

Les livres d’Elif Şafak traduits en 30 langues sont publiés à l’étranger par d’importantes maisons d’édition ainsi Viking, Penguin, Rizzoli, Phebus.

Elif Şafak a épousé en 2005 à Berlin Eyüp Can Sağlık directeur de la publication du journal Radikal. Ils ont deux enfants, une fille Şehrazat Zelda et un fils Emir Zahir.


Livres:
Şemspare (2012 – Doğan Kitap)
Honor (2011 – Doğan Kitap)
Firarperest (2010 – Doğan Kitap)
Kâğıt Helva (2010 – Doğan Kitap)
The Forty Rules of Love (2009 – Doğan Kitap)
Black Milk (2007 – Doğan Kitap)
The Bastard of Istanbul (2006 – Metis)
Med-Cezir (2005 – Metis)
Beşpeşe (2004 – Metis)
The Saint of Incipient Insanities (2004 – Metis)
The Flea Palace (2002 – Metis)
The Gaze (2000 – Metis)
Şehrin Aynaları (1999 – Metis)
Pinhan (1997 – Metis)
Kem Gözlere Anadolu (1994 – Evrensel)

Prix:
The Forty Rules of Love long listed for IMPAC Dublin Literary Award 2012.
Prix ALEF - Mention Spéciale Littérature Etrangère, Soufi, mon amour (Phébus), 2011.
Marka 2010 Award, Turkey
Chevalier dans l'Ordre des Arts et Lettres,France 2010
Ambassador of Culture Action Europe Campaign, 2010
Special Envoy, EU-Turkey Cultural Bridges Programme, 2010
Turkish Journalists and Writers Foundation "The Art of Coexistence Award - 2009"
International Rising Talent, Women's Forum, Deauville, France, 2009
The Bastard of Istanbul, Long listed for Orange Prize for Fiction, London, 2008
Maria Grazia Cutuli Award - International Journalism Prize, Italy, 2006
The Flea Palace Short listed for Independent Foreign Fiction Prize, United Kingdom 2005
The Gaze, Union of Turkish Writers' Best Novel Prize, 2000
Pinhan, The Great Rumi Award, Turkey 1998

References:
http://www.elifsafak.com.tr
http://www.elifsafak.us
http://www.penguin.co.uk/nf/Author/AuthorPage/0,,1000069415,00.html
Vargeloğlu, Deniz. “Kararmış sütten mürekkep elde etmek istedim”, Seninle, 2008.
Uludağ, Turgay. “Mahrem Üzerine”, TürkiyeOnline.com, http://www.elifsafak.us/roportajlar.asp?islem=roportaj&id=41 .
Türkmenoğlu, Fatih. “Elif Shafak Söyleşi”, Cosmopolitan, Mayıs 2004, http://www.elifsafak.us/roportajlar.asp?islem=roportaj&id=80.
http://dipnotkitap.net/ROMAN/Araf.htm
http://www.haberturk.com/kultur-sanat/haber/660202-elif-safaka-destek-mektubu
Kaplan, Sefa. “Edebiyatta rekor Aşk 200 bin sattı”, Hürriyet, July 5, 2009, http://www.hurriyet.com.tr/gundem/12006481.asp

Boîte à outils
Autres langues
Outils personnels