Pınar Kür

De femmes auteures de la Turquie

Pınar Kür

Pınar Kür est née en 1943 à Bursa. Son père Behram Kür est un professeur de mathématiques et sa mère l’institutrice et l’écrivain İsmet Kür. Elle a été très influencée par la forte personnalité de sa mère. Celle-ci née à Bagdad est une femme cultivée, active, auteur de recueils de poèmes dont « Yaşamak » (« Vivre »). La sœur d’İsmet Kür Zorlutuna, Halide Nusret Zorlutuna est également écrivain ainsi que la fille de celle-ci, Emine Işınsu.

Ecole primaire à Zonguldak et Ankara, puis un an de collège à Londres, trois ans de collège à Ankara suivis de deux ans en Amérique avant des études supérieures au Robert Collège d’İstanbul (l’actuelle Université du Bosphore). Bilingue, c’est en anglais que Pınar Kür commencera à écrire, ainsi le roman « Anlaşılmayan Genç Kız Romanları » (« Romans d’une Jeune Fille Incomprise »). Mais elle est aussi très tôt initiée à la littérature turque pour sa mère qui lui fera lire Nazım Hikmet, Sait Faik, Ahmet Hamdi Tanpınar etc… Pendant ses années d’université elle jouera dans de nombreuses pièces de théâtre.

Après son mariage elle vit à Paris pendant 5 ans en y fait un doctorat de littérature comparée à la Sorbonne. C’est alors qu’elle devient consciente politiquement. Elle dira « C’est à Paris que j’ai connue Troçski, Lénine, Marx, que j’ai lu leurs œuvres ». Elle participe intensivement à la vie culturelle parisienne.

Divorcée, Pınar Kür a un fils et un petit-fils. Elle vit à İstanbul.

Dramatique, lecteur à l’université d’İstanbul, journaliste, critique de théâtre elle a aussi traduit en turc de nombreuses ouvres de la littérature française et anglaise. Depuis 1996 elle enseigne à l’université Bilgi d’İstanbul, an département de communication. Elle a commencé à sa carrière d’écrivain dans les années 1960 avec des pièces de théâtre, mais a surtout écrit des romans et des nouvelles. Elle y traite de l’amour, du pouvoir, de la sexualité, des femmes assassinées.

Ses premiers romans « Yarın… Yarın » (« Demain… Demain »), « Küçük Oyuncu » (« Le Petit Comedien ») et « Bitmeyen Aşk » (« L’amour qui ne finit pas ») traitent des relations amoureuses et de pouvoir au niveau de l’individu. Elle connait bien les milieux qu’elle décrit, ceux des intellectuels bourgeois aspirant à la révolution.

Ses trois derniers romans sont le récit d’un crime. Dans presque tous ses romans Pınar Kür s’est penchée sur les problèmes de la femme dont elle dévoile la vie intérieure, les sentiments, les rêves, les aspirations.

Dès ses premiers romans elle traitera aussi de la sexualité, de façon très libre, et ce sera le sujet même de son roman « Asılacak Kadın » (« La Femme à Pendre ») qui sera critiqué pour cela.

Ses trois derniers romans « Bir Cinayet Romanı » (« Le Roman d’un Meurtre »), « Sonuncu Sonbahar » (« Le Dernier Automne ») et « Cinayet Fakültesi » (« La Faculté du Crime ») sont certes des romans policiers, mais bien plus aussi à une fiction, une analyse du roman policier et l’essai d’une «  nouvelle technique d’écriture postmoderniste ». Son premier recueil de nouvelles « Bir Deli Ağaç » (« Un Arbre Fou ») parait en 1981. Son deuxième recueil « Akışı Olmayan Sular » (« L’eau qui ne coule pas ») parait en 1983 et obtient le prix de la nouvelle Sait Faik.

Son dernier recueil de nouvelles « Hayalet Hikayeler » (« Histoires de Fantômes ») parait en 2004. Les héros y remettent en question leur passé. Certains d’entre eux acceptent ce face à face avec leur passé, d’autres n’ont pas le courage de le faire et se réfugient dans l’oubli.

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