Sevim BURAK

De femmes auteures de la Turquie

Sevim Burak

Sevim Burak est née à İstanbul le 26 juin 1931. Son père est le capitaine de vaisseau Mehmet Seyfullah Burak et sa mère Anne Marie Mandil, une émigrée de Bulgarie d’origine juive. Ecoles primaires de Çanakkale, de Kuzguncuk, lycée allemand d’İstanbul. Dès son enfance elle souffre de rhumatismes cardiaques. Elle perd sa mère en 1948 à 17 ans puis épouse Orhan Borar un violoniste de l’Orchestre symphonique de la Présidence de la République. En 1950 elle est mannequin à l’Institut pédagogique pour jeunes filles puis ouvre une maison de mode et un atelier sur la rue Sıraselviler à Taksim. Son fils Karaca Borar nait en 1955. Elle divorce en 1958. Sevim Burak a commencé à écrire dès les années 50 alors qu’elle se débattait dans des problèmes conjugaux. Dans ces premières œuvres, Kuzguncuk le quartier de son enfance tient une place importante.

Sevim Burak se remarie avec le peintre Ömer Uluç. Ils ont une fille Elfe. Après le coup d’état militaire de 1960 elle ferme son atelier et se consacre entièrement à la littérature. En 1965 parait « Yanık Saraylar » (« Palais Brûlés ») son premier livre de nouvelles, mais il n’obtient pas le succès escompté et elle ne publie plus rien durant 17 ans. Pendant cette période elle prépare son roman « Mach 1 ». Ses maux cardiaques ont repris dans les années 70 mais elle remet une opération cardiaque pourtant nécessaire. En 1976 elle vit pendant un an et demi en Nigéria avec son mari où celui-ci vient d’être nommé. Elle est finalement opérée à İstanbul en 1980. Sevım Burak et Ömer Uluç se séparent.

En 1982 elle fait paraitre « Sahibin Sesi » (« La Voix de Son Maître ») une pièce de théâtre écrite à partir de la nouvelle « Ah Ya-Rab Yehova » du recueil « Yanık Saraylar ». Et en 1983 ce sera « Afrika Dansı » («La Danse Africaine ») un livre de nouvelles où elle s’essaie à différentes techniques de style qui donneront lieu à des controverses passionnées dans les milieux littéraires. Sevim Burak meurt à l’hôpital le 5 janvier 1984 alors qu’elle s’apprêtait à subir une nouvelle opération cardiaque.

Sa pièce de théâtre « Everest My Lord » (« İşte Baş, İşte Gövde, İşte Kanatlar ») (« Voilà la Tête, Voilà le Corps, Voilà les Ailes ») (1984) et son livre de nouvelles « Palyaço Ruşen » (« Ruşen le Clown ») (1993) seront publiés après sa mort. Ses lettres à son fils aussi seront publiées en 1990 sous le titre « Lettres de Mach 1 ».

Sevim Burak exprime la révolte des opprimés, des exclus de la société et aborde les thèmes d’égalité et de liberté dans une langue poétique.

Elle a introduit en littéraire des nouveautés de style et les livres sont de véritables œuvres d’avant-garde.

Œuvres en français

Everest My Lord. Traduit par Timour Muhiddine. Paris: Maison d'Europe et d'Orient , 2006.

La voix de son maitre. Traduit par Marie-Christine Varol et Timour Muhiddine. Paris : L’Éspace d’un instant, 2006.

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